éco-responsables

Si vous voulez connaître votre empreinte carbone personnelle, commencez par faire ce petit test réalisé par l’ADEME (agence de la transition écologique). 

Cette page traite uniquement de l’alimentation, qui représente environ 22 à 25% de l’empreinte carbone moyenne des Français selon l’ADEME.

Les grands principes :

1. Mangez des produits de saison

Produire hors saison sous serre chauffée multiplie l’impact carbone par 5 à 10 selon les cultures.
Une tomate produite en hiver sous serre chauffée peut émettre jusqu’à 2,2 kg de CO₂/kg, contre 0,2 à 0,4 kg en pleine saison. Et elle aura beaucoup moins de goût. Référez-vous au calendrier des saisons. Si vous rêvez de tomates en hiver, pensez à faire des bocaux (regardez ma vidéo du 23 octobre 2021 sur Instagram) ou congeler des sauces tomates à la fin de l’été.

2. Devenez locavore

Le transport représente en moyenne 10 % de l’impact carbone d’un aliment, et il explose pour les produits aériens : avocats, fruits exotiques, fruits rouges hors saison, etc..

Privilégiez :
– Les fermes et marchés de producteurs
Les AMAP
« La ruche qui dit oui »
Les cueillettes avec le réseau « Chapeau de Paille »
Poiscaille pour les produits de la mer
– Les coopératives et les épiceries engagées : il existe une multitude de boutiques indépendantes qui font un travail remarquable de sourcing. Vous paierez un peu plus cher qu’en grande surface, mais vous financerez une agriculture plus vertueuse et redécouvrirez le goût des bons produits.
Partout en France, ces boutiques responsables se multiplient. Cherchez-les dans votre quartier.

3. Achetez bio le plus possible… et français

Le bio réduit en moyenne de 30 à 50 % l’usage de pesticides de synthèse, mais privilégiez les productions françaises.
La réglementation européenne avec le label « Eurofeuille » est beaucoup moins exigeante. En particulier les produits bio en provenance d’Italie ou d’Espagne. Favorisez donc les labels suivants (organisme indépendant pour Ecocert) ou vérifiez que vous achetez du bio français :

ECOCERT : notre ESAT devient le 1er du genre certifié BIO en France

4. Limitez votre consommation de viande, de produits laitiers et de café

L’élevage représente environ 14,5 % des émissions mondiales.
Quelques ordres de grandeur :

  • 1 kg de bœuf : 20 à 30 kg CO2e
  • 1 kg de lentilles : 0,9 kg CO2e
  • 1 kg de fromage affiné : 8 à 13 kg CO2e

L’idée n’est pas d’éliminer totalement ces produits, mais d’en réduire la consommation : introduire davantage de protéines végétales, remplacer certains produits laitiers par des alternatives végétales, privilégier, lorsque l’on consomme de la viande, des élevages extensifs français.

Pour le café, essayer de modérer sa consommation et, lorsque c’est possible, lui préférer le thé, dont l’empreinte carbone est en moyenne trois à quatre fois plus faible.

5. Choisissez un produit de la mer durable et diminuez votre consommation de poisson  

Les ressources marines ne sont pas infinies. Environ un tiers des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. La demande croissante, certaines techniques de pêche industrielles et la destruction des fonds marins fragilisent fortement les écosystèmes.

Quelques repères pour consommer plus responsable :

• Évitez les espèces menacées ou surexploitées.

Des applications comme Ethic Ocean ou Etiquettable aident à faire des choix éclairés.

• Privilégiez les espèces locales, abondantes et de saison.

Sardines, maquereaux, harengs, anchois ou chinchards sont souvent d’excellentes alternatives : situés en bas de la chaîne alimentaire, ils sont moins impactants et riches en oméga-3.

• Favorisez la pêche artisanale.

Les petits bateaux côtiers utilisent généralement des techniques plus sélectives et moins destructrices que les grands chalutiers qui raclent les fonds marins.

Des initiatives comme Poiscaille ou la carte de Pleine Mer permettent d’acheter directement auprès de pêcheurs engagés.

• Soyez attentif aux labels.

Certains labels de pêche durable existent, mais tous ne se valent pas. Pour l’aquaculture, le label bio européen reste une référence plus exigeante en matière d’alimentation des poissons et d’impact environnemental.

• Modérez votre consommation globale.

Même durable, le poisson reste une ressource fragile. Variez avec des protéines végétales ou des recettes à base d’algues.

6. Limitez les emballages et autres matières jetables

Plus un produit est emballé, plus il est polluant.

Privilégiez :

  • Le vrac

  • Les contenants en verre

  • Les filtres à charbon végétal (pour filtrer l’eau du robinet et éviter les bouteilles en plastique)

  • Les alternatives au film plastique (bee wrap, charlottes lavables, une assiette qu’on retourne sur un bol ou un saladier)

 

  • Utilisez des boîtes hermétiques en verre, en inox ou en silicone (les biotybag sont super pratiques et légèrement perspirants pour mieux préserver les aliments) pour stocker vos aliments.
  • Remplacez le papier cuisson par des toiles Silpat. 
  • Utilisez des poches à douilles réutilisables, de nombreuses marques en proposent.
  • Enfin, pensez à utiliser plus souvent des torchons propres plutôt que du papier absorbant…

7. Choisissez des produits frais, non transformés

Cuisinez maison  :

L’alimentation ultra-transformée représente aujourd’hui plus de 30 % des apports caloriques en France.

Moins d’emballages, moins d’additifs, plus de goût.

Et cela, tu le fais déjà merveilleusement bien.

La transformation des produits par l’industrie agro-alimentaire est très polluante. Plus un plat est cuisiné, plus il sera impactant pour le climat. Sans parler de tous les additifs, conservateurs et autres produits qui sont très controversés pour votre santé… Cuisinez donc maison ! Vous êtes sur le bon site 😉

8. Limitez au maximum le gaspillage

Chaque Français jette encore environ 58 kg de déchets alimentaires par an.

Applications utiles :

Le compostage est désormais facilité dans de nombreuses villes.

Un consommateur vertueux est jugé sur la taille de sa poubelle… 

  • Apprenez à cuisiner vos restes (téléchargez l’appli « Frigo Magic » pour faire un repas avec ce que vous avez dans votre réfrigérateur) ou pensez à les congeler. Pensez également à congeler :
    – vos herbes aromatiques (ciselez-les dans des bacs à glaçons),
    – vos morceaux de gingembre  et de piment frais (vous les râperez ensuite au fur et à mesure de vos besoins),

    – vos blancs d’œufs,
    – vos jaunes d’œufs (battus avec une pincée de sel). Consultez ma page  « Techniques et astuces de chefs » pour des idées de recettes pour vos blancs ou jaunes d’œufs inutilisés…
  • Conserver vos aliments sous vide, ils s’abîmeront beaucoup moins vite ! Il n’est plus nécessaire d’investir dans des machines coûteuses et encombrantes, il existe aujourd’hui des systèmes très simples tels que celui de Mastrad et beaucoup d’autres…
  • Pour garder le pain frais plus longtemps, emballez-le dans un torchon épais ou mettez une pomme dans votre boîte à pain. Une super astuce pour redonner de la fraîcheur à du pain rassis consiste à couper des tranches de pain suffisamment fines pour qu’elles tiennent l’une contre l’autre dans le grille-pain et à les faire griller ainsi. Les tranches seront grillées sur l’extérieur et auront retrouvées leur souplesse/fraîcheur sur l’intérieur : essayez, cela marche vraiment !
    Et consultez à nouveau ma page « Techniques et astuces de chefs » pour trouver des idées de recettes délicieuses pour utiliser votre pain rassis. 
  • Vous avez trop de fruits ? Faites une compote, une salade de fruits ou coupez-les en lamelles sur une assiette : ils disparaîtront en un rien de temps !
  • N’achetez plus de grosses quantités de produits frais (fruits et légumes en particulier). Ils se périment vite. N’achetez que lorsque votre frigo est quasiment vide et ce que vous êtes sûr(e) de consommer. Consultez ma page « Bien choisir ses produits », vous serez étonné de lire que beaucoup de fruits et de légumes ne se gardent que 1 ou 2 jours et vous trouverez de nombreux conseils pour mieux les conserver. 
  • N’épluchez pas les légumes bios, vous limiterez les déchets. Et pour ceux qui ne sont pas bios, gardez les épluchures pour faire des bouillons.
  • Apprenez à faire la différence entre les DLC et DDM :
    DLC = date limite de consommation. Sur l’étiquette, vous lirez : « À consommer jusqu’au … « . Les produits ne peuvent être commercialisés au-delà de la date indiquée car leur consommation « présente un danger immédiat pour la santé humaine ». La DLC est apposée sur les produits frais. Cependant, un peu de bon sens : vous pouvez tout à fait goûter un yaourt périmé de quelques jours et décider si vous pouvez le manger (mais personnes fragiles s’abstenir 😉 !).
    DDM : date de durabilité minimale. Sur l’étiquette vous lirez : « À consommer de préférence avant le… ». Alors là, vous avez tout de même un peu de marge ! Autant avec la DLC, il faut être vigilant, autant avec la DDM, à partir du moment où vos produits sont fermés et ont été conservés dans de bonnes conditions, vous pouvez les consommer bien au-delà de la date. Parfois jusqu’à un an après. Seules les qualités organoleptiques et nutritionnelles ne sont pas garanties.
  • Faites attention aux promotions, souvent les dates de péremption sont très courtes.
  • Ranger votre réfrigérateur en fonction des dates de péremption.
  • Dans les restaurants, n’hésitez pas à demander des « doggy bags », depuis le 1er janvier 2016, les restaurateurs ne peuvent plus refuser !
  • Si vous partez en vacances, donnez vos restes à un voisin !
  • Enfin, investissez dans un lave-vaisselle : nettoyer à la main la vaisselle (assiettes, verres, couverts…) émet dix fois plus de CO2 qu’un seul lavage en machine.

9. N’utilisez plus de sacs, ni de vaisselle jetable en plastique !

  • Bannissez le jetable

    La loi AGEC (anti-gaspillage) interdit progressivement les plastiques à usage unique.

    Gardez toujours :

    un cabas

    une gourde

    un kit de couverts réutilisables

    Ayez toujours un petit cabas, filet à provision, sachet en tissu, etc. sur vous. Il existe de nombreux modèles qui, repliés, ne prennent pas de place et tiennent dans un sac à mains. Pour les grosses courses, utilisez des paniers, chariots, gros cabas…

  • N’utilisez plus de gobelets, couverts, pailles en plastique ! Remplacez-les par du verre, du bambou, de l’acier, etc. Investissez dans un kit de couverts réutilisables. Pensez aux tonnes de plastique qui sont déversées dans les océans…

10. Triez !

Depuis 2023, le tri des emballages est simplifié partout en France :

Tous les emballages plastiques vont dans le bac jaune.

Vérifiez via l’application Citeo.

Imprimez la liste des déchets qui sont recyclables par type de poubelle (cliquez ici) et collez-la à l’intérieur d’un placard pour pouvoir la consulter facilement en cas de doute. Ou téléchargez l’appli « GuideDuTri » qui répondra à toutes vos questions selon votre ville.

11. Compostez !

Obligatoire depuis 2024 pour les collectivités.

Solutions :

Oui, il peut y avoir quelques aventures avec les vers. On survit.

Vous pouvez même le faire en ville. Choisissez la formule qui vous correspond le mieux : compostage collectif en pied d’immeuble, composteur de quartier ou individuel. Pour ma part, j’ai pris un lombricomposteur individuel. Il y a eu quelques ratés au départ (problèmes de moucherons et vers qui se sauvaient, gloups !) mais j’ai persévéré :-).
Pour plus d’infos sur les lombricomposteurs, consultez le site
Vers la terre.

12. Démarrez un mini-potager

Même un balcon peut produire :

  • herbes aromatiques

  • fraises

  • tomates naines

Les jardins partagés explosent en France depuis 2022.

La permaculture, popularisée par Pierre Rabhi, reste une source d’inspiration.

Même un balcon peut produire :

  • herbes aromatiques

  • fraises

  • tomates naines

Les jardins partagés explosent en France depuis 2022.

La permaculture, popularisée par Pierre Rabhi, reste une source d’inspiration.

Même un balcon peut produire :

  • herbes aromatiques

  • fraises

  • tomates naines

Les jardins partagés explosent en France depuis 2022.

La permaculture, popularisée par Pierre Rabhi, reste une source d’inspiration.

Même en ville pour pouvez faire des choses formidables ! Aménagez des bacs sur le rebord de votre  balcon ou de votre fenêtre, plantez des herbes aromatiques, des variétés de tomates naines, etc. J’ai un potager sur le toit de mon garage et cela marche très bien ! Vous pouvez jardiner dans un jardin partagé de Paris (cliquez ici) ou louer des parcelles de potager aux alentours de Paris. Les jardins de petite taille peuvent être très productifs, en particulier si vous pratiquez la permaculture.

Toutes ces petites initiatives individuelles auront un fort impact sur l’environnement. Comme le disait si bien Pierre Rabhi, il faut être un colibri, et « faire sa part » pour éteindre l’incendie qui menace notre planète ! Aucun acte, aussi petit soit-il, n’est anodin.

Je ne suis pas un modèle : je ne respecte pas toujours ces principes à la lettre et je mange encore un peu de viande. L’idée n’est pas d’être irréprochable, mais de progresser dans le bon sens.
Et à nouveau, ces recommandations ne concernent que la partie alimentaire, il y a beaucoup d’autres choses à faire, consultez le site de l’ADEME.